Vous avez un feu dans le conduit ou vous craignez qu’un foyer ait subi un incident : arrêtez l’appareil et mettez les personnes à l’abri. Nous décrivons ci‑dessous les gestes immédiats, ce que la réglementation impose et la façon dont nous intervenons pour vérifier et remettre en sécurité votre conduit.
Que faire immédiatement en cas de feu dans votre conduit ?
Nous vous conseillons, d’abord, d’arrêter l’appareil et d’évacuer les lieux si vous percevez un danger. Si des flammes sortent du conduit ou si la situation vous paraît hors de contrôle, appelez les secours compétents.
Sur place, coupez l’arrivée de combustible et ne jetez jamais d’eau dans le foyer : cela peut causer des projections dangereuses et aggraver la situation. Éloignez les matériaux combustibles autour de l’appareil et faites sortir les personnes, en particulier les enfants et les personnes vulnérables.
Si la sécurité le permet et sans s’exposer : aérez brièvement pour évacuer les fumées et détecter des signes de monoxyde de carbone, mais ne réutilisez pas l’appareil. Rappel réglementaire : l’usage du conduit est interdit tant qu’une vérification professionnelle n’a pas eu lieu, conformément à l’article R. 1331-76 du code de la santé publique.
Nous proposons un diagnostic sur demande : contactez‑nous via le formulaire ou appelez‑nous, le numéro est en haut de page, pour programmer une visite et établir un état des lieux. Nous remettons systématiquement une attestation à l’issue de l’intervention.

Pourquoi l’usage du conduit est interdit après un feu
Après un feu, la sécurité du conduit ne peut pas être présumée. La structure interne du conduit peut être fragilisée par la chaleur, des fissures peuvent apparaître, et des dépôts de bistre peuvent rester très inflammables. Ces risques rendent l’usage sans vérification dangereux.
La règle écrite est claire : après un feu de cheminée ou tout sinistre affectant le conduit, l’usage est interdit jusqu’à vérification et remise en état par un professionnel (article R. 1331-76). Cette interdiction vise la sécurité des personnes et des biens.
Notre intervention technique commence toujours par un examen visant à établir si le conduit conserve sa vacuité et son intégrité. Nous listons les défauts, prenons des photos et rédigeons un rapport qui précise les travaux éventuels à réaliser avant toute remise en service.

Ce que nous regardons dans le conduit après un feu (notre diagnostic pas à pas)
Nous procédons d’abord à une inspection visuelle complète de l’appareil et du conduit. Nous vérifions la vacuité du conduit sur toute sa longueur pour nous assurer qu’il n’existe pas d’obstruction pouvant entraîner un refoulement de fumées.
Nous recherchons ensuite des fissures, des décollements d’enduit ou tout effritement de la paroi intérieure. Ces défauts compromettent l’étanchéité et la résistance du conduit à la chaleur. Si le conduit est tubé, nous contrôlons l’état du tubage et la présence éventuelle des plaques signalétiques exigées par certaines règles locales.
La présence de bistre ou de dépôts goudronneux est un point clé : nous évaluons leur épaisseur et leur adhérence, car ces dépôts peuvent être inflammables et favoriser la propagation d’un feu. Nous testons également le tirage et inspectons le terminal d’évacuation afin de détecter toute obstruction extérieure.
Si nécessaire, nous utilisons une caméra d’inspection pour visualiser la totalité du conduit et établir un diagnostic précis. À l’issue de l’examen, nous remettons un rapport détaillé et une attestation indiquant les éléments contrôlés et l’état constaté, conformément aux prescriptions de l’arrêté du 20 juillet 2023.

Attestation et démarches administratives après un feu
Nous délivrons une attestation à l’issue de notre intervention. Le contenu minimum de ce document est défini par l’arrêté du 20 juillet 2023 : identification de l’appareil, mention des conduits contrôlés, date de la visite, nom et signature de l’intervenant, et liste des points vérifiés selon l’annexe 1.
Le décret prévoit un délai de remise de l’attestation : elle doit vous être fournie dans un délai compatible avec la réglementation. Conservez ce document : il doit être gardé au moins deux ans et sert de preuve pour tout interlocuteur (syndic, propriétaire, assureur), sans que nous puissions en garantir l’effet sur un contrat d’assurance.
Si le conduit présente des défauts, le rapport peut mentionner des travaux à prévoir et des conseils de sécurité. Ces recommandations vous sont remises avec l’attestation ; elles sont indicatives et visent à réduire le risque de récidive.

Que fait‑on techniquement si le conduit est endommagé ?
Selon le diagnostic, plusieurs solutions techniques existent. Nous décrivons les principales options sans engagement chiffré : débistrage mécanique pour éliminer les dépôts, tubage ou chemisage lorsque la paroi est endommagée, réparation localisée ou, lorsque la sécurité l’exige, proposition de travaux de remplacement.
Le tubage et le chemisage doivent être réalisés dans les règles de l’art et, le cas échéant, en référence aux règles techniques applicables. Nous évoquons la NF DTU 24.1 comme référence des règles de l’art ; c’est une norme payante dont le contenu complet n’est pas reproduit ici. Toute intervention technique fait l’objet d’un essai d’étanchéité le cas échéant et d’un rapport photographique.
Nos propositions sont présentées comme des conseils techniques. Nous n’imposons rien : la décision des travaux vous appartient. Chaque intervention se conclut par une attestation et des préconisations écrites.

Prévention et conseils utiles après l’incident
L’arrêté du 20 juillet 2023 exige que des conseils soient remis avec l’attestation. Ces conseils portent sur le bon usage de l’appareil, la qualité et le stockage du combustible, et sur la fréquence d’entretien recommandée selon la consommation. La recommandation de deux ramonages par an au‑delà de certains seuils de consommation figure dans l’annexe 2 de l’arrêté ; c’est une recommandation liée à la consommation et non une obligation générale.
Sur le plan sécurité, surveillez les symptômes d’intoxication par monoxyde de carbone : maux de tête, nausées, vertiges ou fatigue inhabituelle. En cas de malaise général ressenti par plusieurs personnes, aérez, quittez le logement et appelez les secours sanitaires. Pour des chiffres précis sur le monoxyde de carbone, consultez Santé publique France.
Pour un logement loué, rappelez-vous que, en principe, le ramonage figure parmi les réparations locatives ; pour un conduit collectif, l’initiative peut relever du propriétaire ou du syndicat de copropriété. Vérifiez votre bail ou le règlement de copropriété pour connaître les responsabilités.

Pourquoi faire appel à nous ?
Nous intervenons depuis Montferrand‑le‑Château pour le Grand Besançon Métropole. Notre pratique combine inspection visuelle, diagnostic caméra si nécessaire, rapport détaillé et attestation remise au client. Nous expliquons les anomalies constatées et vous donnons des conseils écrits pour réduire le risque futur.
Nous coordonnons, si besoin, les échanges avec le syndic ou l’assureur sur demande du client, sans garantir aucune décision prise par ces tiers. Pour demander un diagnostic, remplissez le formulaire ou appelez‑nous : le numéro est en haut de page. Nous établissons une attestation à l’issue de chaque intervention.

Questions annexes (FAQ)
Puis‑je rallumer la cheminée tout de suite ?
Non. Tant que le conduit n’a pas été vérifié par un professionnel, son usage est interdit selon l’article R. 1331-76. Voir la section « Que faire immédiatement ».
L’assurance peut‑elle refuser si je n’ai pas d’attestation ?
L’assureur applique son contrat. Nous recommandons de conserver l’attestation et de vérifier les clauses de votre police d’assurance avec votre interlocuteur habituel.
Que contient l’attestation ?
Elle reprend l’identification de l’appareil, l’adresse de l’installation, la date de la visite, la liste des points contrôlés selon l’annexe 1 de l’arrêté, et la signature de l’intervenant.
Dois‑je prévenir le syndic ?
Oui pour un conduit collectif : l’initiative relève du propriétaire ou du syndicat des copropriétaires, conformément à R. 1331-73.


